Vente directe du producteur
Récoltées et triées avec soin.
C'est sur les contreforts du Massif Central, à 470m d'altitude que se trouve notre exploitation, en cœur de Corrèze dans le Limousin, face au Sud Ouest de la France.
C'est sur cette terre limousine que sont apparues dans les années 50-60 la plupart des variétés de marrons hybrides qu'on retrouve actuellement sur le marché.
Nous sommes la 5è génération à exploiter ces terres (au total 16 hectares de châtaigniers dont 2,5 de variétés traditionnelles qui témoignent de la culture passée du châtaignier dans cette région, ces plantations étant devenues un conservatoire de variétés anciennes).
Depuis mon enfance, de septembre à quasiment Noël, j'ai toujours vu des dos courbés s'échinant à ramasser ce fruit qui symbolise la survie, celui qui a permis à travers le temps de passer les hivers sans blé à cause du gel. C'est au point que le châtaignier était désigné « arbre à pain » qui permettait aux familles de survivre aux hivers les plus durs et d'apporter du bois pour se chauffer, de nourrir les animaux.
C'est pour cela qu'il a fait l'objet du plus grand respect et de la plus grande attention de la part des familles paysannes jusqu'à l'apparition de la maladie de l'encre qui a été responsable de la destruction d'une partie de la châtaigneraie française, particulièrement en Limousin, et avec également l'apparition du machinisme agricole et du développement de l'agriculture moderne.
Nos châtaigneraies limousines ont donc fait les frais de ces évolutions et ont été en grandes parties détruites lors des décennies précédentes au profit de la monoculture. Seules persistent quelques parcelles entretenues par quelques passionnés, dont nous faisons partie, ce qui permet encore de retrouver ces saveurs anciennes que seules nos variétés savent transmettre. Marron de la Piale, Bourrue, Carive bourrue, Pradaute... sont des noms qui raisonnent encore dans les cercles d'initiés et qui font encore parfois le bonheur des soirées limousines.
La Corrèze et le châtaignier, c'est une longue histoire qui très probablement date du néolithique, avec la venue des premiers cultivateurs provenant du bassin méditerranéen. Le châtaignier a vu le jour autour du bassin méditerranéen et a trouvé en Corrèze une terre de prédilection avec ses sols frais acides et bien drainés qui savent garder juste ce qu'il faut d'humidité pour permettre la vitalité et la croissance, la chaleur estivale et le soleil indispensables à son développement et sa productivité, et l'altitude suffisante, au delà de 300m, pour éviter l'humidité ambiante porteuse de maladies et pourritures .




A travers le temps, les cultivateurs ont su sélectionner arbres dont les fruits qui avaient le plus de qualités et ont utilisé des techniques de multiplication utilisant souvent le greffage (d'un rameau d'une variété à multiplier sur un porte greffe d'un arbre dit « sauvage » ou d'une variété moins prisée).
Actuellement, les techniques utilisées dans nos plantations sont surtout la greffe en fente, en couronne, pour les troncs, anglaise et , en Limousin, en flûte («estufiol » en occitan). Ces techniques restent utilisées dans la plupart des pépinières.

C'est un travail réalisé pour beaucoup en hiver, qui concerne surtout la taille et l'enlèvement du bois mort . Au printemps, nous appliquons un traitement de type vaccinal pour arbres atteints par la Maladie de Endocia, qui est responsable d'importantes pertes en l'absence de soins.
Les greffages sont réalisés en mars, avril et mai, selon les techniques.
L'été est surtout consacré à l'entretien du sol, à la tonte des pelouses.
La récolte débute en général autour du 20 septembre, parfois plus tôt avec le changement climatique.


Elle s'étale du 20 septembre à fin octobre. En général, la plupart des variétés hybrides sont récoltées au 15 octobre. La récolte des variétés traditionnelles se fait en général entre le 10 et le 31 octobre, parfois au delà. Ces dates sont sujettes à variations en fonction de la précocité de l'année (souvent liée à la précocité de la floraison en juin) et au contexte climatique du moment.
Il est clair que le changement climatique a déplacé la saison vers le mois de septembre (autrefois, on ne récoltait pas les châtaignes avant le 1er octobre).
Il s'agit du même fruit (Castanea Sativa). La différence se fait sur le cloisonnement. En principe, le marron ne forme qu'un seul fruit, alors que la châtaigne est cloisonnée, avec plusieurs fèves pour un même fruit.
Cela ne vaut pas pour les qualités gustatives, mais seulement sur l'aspect.
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